Le running, un sport à part entière

4 mars 2018, le semi-marathon de Paris a ouvert ses portes aux plus courageux d’entre nous, c’est à dire 45 000 coureurs « à la motivation forte et admirable ».
Chaque année, au moment des courses les plus connues de notre belle capitale, voici comment je qualifiais les inscrits à ces événements : « de réels héros ».
Mais cette année, il s’avère que suite à un concours de circonstances inqualifiable,  j’étais inscrite à ce semi marathon de l’année 2018 !
« Motivation forte et admirable » ? Me demandais-je ? Pas vraiment …
Je me suis inscrite par « challenge » comme je les adore, en septembre de l’année d’avant sous l’influence de mon amie Tiphanie.
Je n’avais jamais couru plus de 1 kilomètre dans ma vie, et puis après tout, je haïssais la course.  Ça m’ennuyait profondément !
A chaque fois que j’ai essayé de courir, je regardais un arbre précis, 500 mètres plus loin, en me disant que ce serait mon point d’arrivée.
Donc de mentionner « 1 kilomètre », je reste un peu marseillaise quand je donne cette distance.
J’avais pourtant sortie la panoplie de la grande sportive à chaque fois : baskets derniers cris, legging de compétition et puis écouteurs colorés pour mettre un peu de vie à ma tenue, et dans mes oreilles en priorité .
Ceci dit, la tenue, ça ne change finalement peut être rien (rire).
Après, je ne vais pas vous mentir : je suis sportive et j’aime profondément le sport (certains sont drogués de cigarette, je suis droguée de sport) , mais attention les sports de renforcement musculaire uniquement  : cross fit, TRX, Body Pump, action sport …
21 km semi marathon expérience

Mon rapport à la cardio

J’ai tendance à fuir le cardio, car je n’y prends pas vraiment goût.  Et quand je n’y prends pas goût, je n’arrive pas à le faire.  Je suis entière dans chaque domaine !

Le seul cardio que je fais c’est à travers ma vie d’hyper active, et de « psychopathe », comme le qualifieraient certaines personnes, par moment.
– Prendre le métro 11 fois dans la journée, je ne sais pas pourquoi
– Courir après le bus, sans jamais réussir à l’attraper
– Enchaîner 6 rendez-vous d’affilés en oubliant le jour et l’heure, donc les rendez-vous ne respectent pas toujours l’ordre dicté le matin même .
– Cumuler deux déjeuners l’un après l’autre car j’avais oublié que j’avais fixé plusieurs déjeuners tout simplement, et que je ne sais pas lequel annuler
– Travailler pour plusieurs entreprises en free-lance en oubliant parfois les noms de certaines compagnies , étant consciente que dans quelques mois j’aurais ma propre entreprise
– M’investir dans des associations, qui d’après chacune d’entre elles sauvent le monde (sauf que chacune se qualifie comme la meilleure)
– Développer mes compétences à travers mille et une formations, parce que « mieux vaut trop que pas assez ».
Mais le CARDIO, en salle de sport , non merci !!!

Le profil de Tiphanie, mon influenceuse pour ce challenge

Tiphanie, 30 ans, jeune femme à la personnalité drôle, spontanée et bosseuse, c’est tout simplement mon amie au féminin que j’admire le plus.
Ce genre de femme qui est indépendante depuis son plus jeune âge, qui est passionnée par son travail et qui ne se pose pas de questions sur celui-ci, qui a un appartement à la pointe des dernières tendances (il faut savoir qu’elle passe sa vie chez IKEA aussi …), et qui ne s’entend avec aucun de ses voisins ni même avec ses collègues, mais de façon assez assumée après tout.  Car Tiphanie elle s’assume !!!
Le propre d’une femme qui s’assume ? De faire beaucoup de sport pour se détendre aussi un peu.
Je voulais alors faire comme Tiphanie : faire du cardio tout en assumant détester ses voisins et courir toutes les courses un peu à la mode de Paris.
Pour tout vous avouer, je me suis inscrite tel un automate en septembre 2017 , et jusqu’au 23 février de l’année 2018, j’avais oublié que je m’étais inscrite à cette course.
Heureusement que Tiphanie, mon petit héros (qui boit du café et qui qui fume), qui court sans problème 42 kilomètres quant à elle, était là.
Elle me rappelait chaque jour qu’il fallait que je m’entraîne, avec force et fermeté en plus de mon sport quotidien dans le renforcement musculaire.
Elle a d’ailleurs programmé avec moi plusieurs sessions d’entraînements , jamais réalisées au final, car elle ne me trouvait pas si motivée, je pense avec le temps.

Ma façon de me préparer

Parce que je n’ai pas fait comme tout le monde, il faut tout de même que je vous parle de ma préparation à moi.
On est différente ou on ne l’est pas.  Je le suis c’est officiel !
A deux semaines du jour J , je ne m’étais toujours pas entraîné, et je ne comptais pas me faire me semble t’il quand j’y repense.
J’allais, ceci-dit, à la salle de sport tous les jours , et je poursuivais les pratiques sportives qu’on me déconseillais pour cet entraînement « Charlotte, le body Pump c’est bien beau, mais tu vas te casser quelque chose avant ton semi-marathon!!! Et puis, travailles ton cœur et ton endurance !!! ».
Ma foi , je n’y arrivais pas!! C’était au dessus de moi !
Je continuais alors Body Pump , cross fit et marche chaque jour, mais le running ne faisait pas parti de mon dictionnaire à ce moment là.
Pour ce qui est de la nourriture, j’évitais les excès (alcool, trop de gras) comme ce qui était préconise, mais « purée les pizzas », je les engloutissais encore un peu trop souvent dans ma semaine.
Je vous parlerai un jour de mon addiction pour la pizza : j’en mange au moins 4 fois par semaine (dans mes « bonnes adresses » vous trouverez mes meilleurs restaurants italiens selon moi).

Le jour J

Ahhhh, voici que nous sommes le 4 mars 2018 !!
Quel stress malgré tout !!
Je me suis inscrite au semi-Marathon, ce n’est pas pour m’arrêter au premier arbre que je repère, comme durant mes entraînements.
Il fallait, au moins, par fierté (oui oui je suis fière comme tout) que je le finisse.
En plus de cela , mon père, mon tuche, (son surnom) que je ne vois jamais, allait être là !
Quelle pression ! Il pense que je suis une spécialiste de la course !
Pour tout vous avouer ce jour là , heureusement que mon héros Tiphanie était là pour me couvrir avec son matériel de compétition, en stock.
Ma foi il pleuvait à torrent et j’étais là avec mon petit débardeur et mes chaussures peu imperméables.   Quelle cruche !!
On se rapproche du départ après avoir englouties avec Tiphanie des barres magiques de chez Décathlon, qui donnent la force d’Obelix.
On se rapproche de la ligne de départ, avec les 45 000 coureurs (peut être moins car les départs sont en décalés en fonction des objectifs), et on s’apprête à partir.
Enfin à partir … les coureurs sont tous dans nos pattes au niveau de la ligne de départ, donc il faut être patient.
Comment patienter ? En jetant notre surplus par terre : TEE shirt de trop, bouteilles … c’est un peu la tradition le jour de ce type de courses.  Ensuite ça ne va pas à la poubelle : il y a des associations, ou des personnes comme mon père qui s’occupent de tout ramasser derrière les coureurs (rire).
Vous faites alors une bonne action pour plusieurs types de personnes.

Le sifflet retentit aïe aïe aïe … c’est parti !!

J’étais distraite à regarder ce qu’il se passe par terre, mais il fallait que je me concentre : « 21km me disais-je, quel enfer » … « Charlotte ne t’arrête pas à l’arbre stp » … « Mets une bonne musique qui te motive » … « Essaies de capter l’attention de ton père à Porte Dorée de façon à retrouver de la force » … « Mets de la musique entre temps et pense au fait que tu es la meilleure » !!
Je me parlais seule dans ma tête, tout en écoutant de la musique.
Sauf qu’au 1 kilomètre ma musique a coupé.  Ce satané iPod prêté par un ami à coupé !! Il a lâché, je me sentais alors fichue, finie, nulle… que vais-je faire sans musique ??
Je regarde alors Tiphanie dépitée, elle me regarde aussi dépitée pour moi.  Elle tente de me partager sa musique, ça ne fonctionne pas.
Je voyais la fin de ma course à ce moment là.  La fin de la course dès le premier kilomètre (presque a l’arbre finalement).
Je me voyais être la déception de mon père qui s’est déplacé sous la pluie juste pour me voir.
Mais non !! Tiphanie mon héros a enlevé son casque audio et a décidé de courir à mes côtés en me tenant la conversation du début à la fin.
En gros, en plus de la ralentir car je n’avais pas le même rythme qu’elle , je lui cassais la tête avec mes histoires (rire).

La consécration

Le temps est passé à toute vitesse , et c’est avec difficultés mais « ambition admirable » que nous avons atteints la ligne d’arrivée après 2h30 de course ! Et sans jamais s’arrêter !!
Évidemment que mon exemple n’est pas le meilleur et qu’un médecin vous dirait que je suis inconsciente.
Mais je voulais vous montrer de quelle façon on conditionne son petit cerveau, et à quel point tout est possible.
Fière de moi comme jamais, fière de mon amie, je le referai l’année prochaine…. mais avec de l’entraînement cette fois-ci.
Préparer un semi-marathon de 21 km grâce au mental
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