Libération familiale

L’intrusion excessive d’une mère, d’un père ou des deux… L’abandon d’une mère, d’un père ou les deux… La tristesse, la colère, les rancunes… Les secrets, les non-dits… Autant de choses que nous accumulons dans notre sac à dos d’enfant qui peut alors devenir très lourd à porter. Comme un boulet qui s’accroche à nous et que nous traînons de plus en plus difficilement jusqu’à l’âge adulte, voire toute une vie. C’est pourquoi il faut qu’arrive un jour, « ce jour », où naît en nous cette envie de nous en libérer !

Que nous le voulions ou non, nous sommes tous largement influencés par notre enfance, qui a constitué le terrain vierge sur lequel nos premières expériences ont laissé des empreintes profondes. Ces influences initiales, bienveillantes ou intelligentes, maladroites ou médiocres, parfois traumatisantes constituent le bagage psychique fondamental avec lequel nous affrontons tous, un jour ou l’autre, la complexité de la vie d’adulte.

Nous la subissons ou nous la choisissons. Mais y sommes-nous alors bien préparés ? Pouvons-nous nous dégager du poids de notre histoire familiale ou restons-nous éternellement tributaires de nos racines ? Pourquoi est-ce si difficile, et comment y parvenir ?

Quand le poids de la famille nous étouffe

 

Le poids de la famille : Quèsaco ?

 Jacques Salomé a dit : « Les temps de l’enfance sont déposés en nous pour toujours. Ils forment la trame inusable de nos existences tissées de rencontres magiques ou toxiques, de séparations nécessaires, inévitables, imposées ou choisies, de rêves innombrables, de projets féconds et de quelques réalisations. »

En effet, derrière chaque adulte, se cachent un enfant et une famille avec laquelle il a grandi. Chaque famille à son histoire et celle-ci peut parfois peser lourd, très lourd ! À tel point que l’envol de l’enfant vers l’âge adulte se fait difficilement.

Parents omniprésents, étouffants, intrusifs ou directifs. Anxieux, angoissées, craintifs ou infantilisants. Rejetants, dénigrants ou culpabilisants. Idéalisés et imposants. Déficients, infantiles, démissionnaires ou démunis. Séducteurs. Dépressifs, paumés, engloutis par leurs propres problèmes. Violents. Pervers, ou tout simplement absents.

Autant de cas de figure qui peuvent créer un déséquilibre chez l’enfant et devenir un réel frein pour se construire. Un frein qui se transformera très vite en un véritable poids si l’on ne réussit pas à se détacher de cette « emprise familiale ».

Les conséquences

 Petites misères, grandes douleurs, le poids d’une enfance non digérée est souvent une bombe à retardement avec ses conséquences plus ou moins graves sur le présent.

Les relations devenues fusionnelles ou au contraire distantes entre nous et nos parents, nos frères et sœurs, nos amis ont très souvent des répercussions sur notre psychique, notre corps, nos relations personnelles et professionnelles, sur notre quotidien tout simplement.

« Je culpabilise de lui avoir dit non », « je suis peut-être allée trop loin », « elle/il m’étouffe », « elle/il n’est jamais là quand j’ai besoin d’elle/de lui « … On a tous, un jour, pu prononcer ces phrases ou les penser et la liste est bien sûr non exhaustive ! La culpabilité, le manque de confiance en soi, le manque d’autonomie, la dépendance sont autant de troubles psychiques qui font entrave à notre sérénité et que nous devons apprendre à combattre pour avancer sereinement sur le chemin de la vie.

Et si pour certains les conséquences sont minimes ou peu importantes, elles peuvent en revanche être dramatiques pour d’autres. En effet, si les relations sont trop toxiques, si les blessures sont trop profondes et la souffrance énorme, les effets sur nous peuvent être désastreux. Un nombre important de maladies peuvent se déclarer à la suite de ce mal qui nous a rongé pendant trop d’années. Certaines personnes développent des maladies psychiatriques (troubles obsessionnels, addiction, névroses, bipolarité sévère, maladies chroniques, schizophrénie…) ou des maladies comme le cancer, par exemple. Une rancune qui nous asphyxie, un manque d’amour (ou plutôt un amour mal distribué), beaucoup de stress accumulé et c’est la cocotte-minute qui explose un jour ou l’autre !

Afin d’éviter tout ça, prenons le taureau par les cornes et vite ! Décidons une fois pour toutes de dire stop à cette aliénation nocive et choisissons de guérir enfin de tous ces mots/maux !

Comment en guérir ?

 

Guérir de ses blessures d’enfance est une nécessité pour tendre vers la paix intérieure. Mais, on attend trop souvent un déclic pour changer, pour se décider enfin à prendre notre vie en main. Un déclic… Ah ! Que ce serait agréable de se réveiller un beau jour et de sentir que sans effort, nous réussissons à mettre en place des comportements plus justes, qui nous amènent à une vraie libération. « La nuit porte conseil », « À chaque jour suffit sa peine », « Demain est un autre jour », nous ne manquons pas de petits proverbes, compris dans un sens rétréci, et qui nous poussent à ne rien faire, à attendre que cela vienne tout seul ! La vie distribue des opportunités et des obstacles de façon aléatoire, et voir sa chance passer, nécessite au moins d’ouvrir les yeux et d’avoir décidé que le prochain train, on le prendra ! Mais pour cela, il faut vraiment le vouloir.

Se libérer de ce poids familial peut en effet être un long chemin semé d’embûches qu’il est pourtant nécessaire d’emprunter si l’on veut y parvenir ! Et comme tout processus de changement, cela s’apprend. Ouf !

 

Si l’on se sent suffisamment prêt : en solo

 

Les étapes à franchir pour se libérer de l’emprise familiale

 Déjà tout au long du parcours, il faudra garder en tête deux choses :

  • Se libérer ne veut pas dire ne plus les aimer.
  • Reprendre sa « réelle » autonomie, s’émanciper, c’est dur, parfois long mais ça vaut le coup !

On y va !

  • Prendre conscience de notre héritage psychique. C’est un fait, cet héritage est là et nous devons le prendre en compte.
  • Dialoguer en toute franchise avec l’enfant que nous étions hier.
  • Tourner une bonne fois pour toutes la page de l’enfance.
  • Rendre à César ce qui est à César. Nous ne devons pas tout porter sur nos épaules, ni rejeter toute la faute sur le ou les parents. Car on a aussi notre part de responsabilité. Dans le cas d’une relation fusionnelle, c’est aussi une solution de facilité que de se laisser porter par la relation
  • Trouver sa place.
  • Dans le cas d’une relation toxique, couper définitivement le cordon avec la ou les personnes avec qui nous entretenons cette relation.
  • Pardonner si l’on peut/doit mais pas n’importe comment.
  • Se réconcilier, si c’est ce que nous souhaitons.

Et si ça ne suffit pas : on se fait aider

Ces étapes, reconnaissons-le, sont difficiles à passer. Même avec beaucoup de volonté, il est difficile de s’en sortir seul. Alors, n’oubliez pas que les médecines douces peuvent vous aider. Notamment l’hypnose, la méditation ou encore la sophrologie. Elles permettent toutes les trois de se recentrer sur soi-même, de prendre conscience de l’environnement dans lequel nous sommes, grâce à une connexion profonde entre le conscient et l’inconscient ou tout simplement par des exercices de relaxation et de respiration profonde. Leurs bienfaits ne sont plus à prouver, à vous de les tester.

Exerçant à Paris, je suis à votre disposition pour répondre aux questions que vous vous posez ! N’hésitez pas à me contacter en MP ou à consulter ma page Facebook.

 

Conclusion

Finalement, pour nous libérer des peines de notre enfance, de cette empreinte voire emprise familiale, pour trouver la force de construire la vie que nous souhaitons et choisir notre activité, nos amis, nos amours, nous avons à mûrir quelque temps et à faire des efforts pour nous extraire de nos enfermements. C’est grâce à ces efforts et la patience qu’ils exigent, que nous comprenons, que nous nous renforçons, que nous décidons, que nous agissons. C’est par ce combat acharné que nous pourrons enfin nous délivrer, devenir nous-même et être enfin en paix.

Charlotte Vallet

Hypnotherapeute et Sophrologue sur PARIS

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